Saint Mark/fr: Difference between revisions

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[[File:Il Pordenone - San Marco - Budapest.jpg|thumb|<span lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">Saint Mark, by Il Pordenone (c. 1535)</span>]]
[[File:Il Pordenone - San Marco - Budapest.jpg|thumb|Saint Mark, by Il Pordenone (c. 1535)]]


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
'''Marc l'évangéliste''' était une incarnation antérieure de [[Special:MyLanguage/Mark L. Prophet|Marc L. Prophet]], aujourd'hui le maître ascensionné [[Special:MyLanguage/Lanello|Lanello]].
'''Mark the Evangelist''' was an earlier embodiment of [[Mark L. Prophet]], now the ascended master [[Lanello]].
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
[Cette page a été traduit par Deepl./Google Translator et doit donc être révisé.]
Mark is known as the probable author of the second gospel, the “Gospel of Deeds,” whence comes the symbol of Mark the Evangelist as a winged lion—the second “living creature” beheld by Ezekiel in his vision of the glory.<ref>Ezek. 1:10.</ref>
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Marc est connu comme l'auteur probable du deuxième évangile, l'« Évangile des actes », d'où vient le symbole de Marc l'évangéliste sous la forme d'un lion ailé, la deuxième « créature vivante » vue par Ézéchiel dans sa vision de la gloire.<ref>Ézéchiel 1:10.</ref>
He was raised an Essene and, being well-educated, was chosen Peter’s chief disciple and secretary and was taken to Antioch to assist Paul. He became an exponent of the deeper mysteries of Christianity and founded the Church at Alexandria, where he was later martyred.
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Élevé dans la tradition essénienne, il reçut une excellente éducation et fut choisi comme disciple principal et secrétaire de Pierre. Il fut ensuite envoyé à Antioche pour assister Paul. Il devint un expert des mystères les plus profonds du christianisme et fonda l'Église d'Alexandrie, où il fut plus tard martyrisé.
[[File:Last Supper de Champaigne.jpg|thumb|upright=1.4|The Last Supper, Jean-Baptiste de Champaigne (c. 1678).<br />Mark is shown on the left serving at the table.]]
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
[[File:Last Supper de Champaigne.jpg|thumb|upright=1.4|La Cène, Jean-Baptiste de Champaigne (c. 1678).<br />Mark est représenté à gauche, servant à table..]]
== The Biblical account ==
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<span id="The_Biblical_account"></span>
John was his Jewish name; Mark, or Marcus, was his Roman name, in keeping with the custom of Hellenistic Jews of this time. ''John'' means “God is gracious,” i.e., “Upon this place, upon this servant, the grace or the light of Yahweh descends”; ''Marcus'' is from the Latin, “a large hammer.”
== Le récit biblique ==
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Jean était son nom juif ; Marc, ou Marcus, était son nom romain, conformément à la coutume des Juifs hellénistiques de cette époque. ''Jean'' signifie « Dieu est miséricordieux », c'est-à-dire « Sur ce lieu, sur ce serviteur, la grâce ou la lumière de Yahweh descend » ; ''Marcus'' vient du latin et signifie « grand marteau »
E. P. Blair writes of Mark’s background:
 
</div>
E. P. Blair écrit à propos du parcours de Mark :


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<blockquote>
<blockquote>
When we first meet John Mark, he is living at Jerusalem, apparently in the home of his mother, Mary.<ref>Acts 12:12, 25.</ref> She appears to have been a widow of some means, inasmuch as she is described in Acts as the owner of a house spacious enough to accommodate a large Christian gathering and as having the services of a maid. It has been suggested that the Last Supper was held in her home and that John as a boy may have witnessed some of the final events of [[Jesus]]’ life.
Lorsque nous rencontrons Jean Marc pour la première fois, il vit à Jérusalem, apparemment dans la maison de sa mère, Marie. <ref>Actes 12:12, 25.</ref> Elle semble avoir été une veuve aisée, dans la mesure où elle est décrite dans les Actes comme la propriétaire d'une maison suffisamment spacieuse pour accueillir un grand rassemblement chrétien et comme ayant les services d'une servante. Il a été suggéré que la Cène a eu lieu chez elle et que Jean, alors enfant, a peut-être été témoin de certains des derniers événements de la vie de [[Special:MyLanguage/Jesus|Jésus]].
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
On suppose également que le jeune homme qui s'est enfui nu dans le jardin de Gethsémani<ref>Marc 14:51-52.</ref> était Jean Marc. <ref>''The Interpreter’s Dictionary of the Bible (Dictionnaire biblique de l'interprète)'' (Nashville, New York : Abingdon Press, 1962), s.v. « Mark, John », 3:277.</ref>
It is further conjectured that the young man who fled away naked in the Garden of Gethsemane<ref>Mark 14:51–52.</ref> was John Mark.<ref>''The Interpreter’s Dictionary of the Bible'' (Nashville, New York: Abingdon Press, 1962), s.v. “Mark, John,3:277.</ref>
</blockquote>
</blockquote>
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Lorsque le garde tenta de l'arrêter, il s'enfuit en laissant seulement son vêtement, un linge de lin, entre les mains du soldat.
When the guard attempted to arrest him, he ran off leaving only his garment, a linen cloth, in the soldier’s hands.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<span id="In_the_Acts_of_the_Apostles"></span>
== In the Acts of the Apostles ==
== Dans les Actes des Apôtres ==
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Marie semble avoir été très proche de saint Pierre, car c'est chez elle qu'il s'est rendu après avoir été libéré de prison.<ref>Actes 12:12.</ref> Ce fait pourrait expliquer la relation étroite entre Marc et Pierre. Dans la première épître de Pierre, Marc est qualifié de « fils » de Pierre<ref>1 Pierre 5:13.</ref>, ce qui témoigne de la relation étroite qui existait entre Pierre et Marc.
Mary seems to have been intimately acquainted with Saint Peter, as it was to her house that he repaired after his deliverance from prison.<ref>Acts 12:12.</ref> This fact could account for Mark’s intimate acquaintance with Peter. In Peter’s first epistle, Mark is referred to as Peter’s “son”<ref>1 Pet. 5:13.</ref>—evidence of close attachment between Peter and Mark.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Les Actes des Apôtres rapportent que Jean Marc fut emmené par Barnabas et [[Special:MyLanguage/Saint Paul|Saint Paul]] lors de leur premier voyage missionnaire en tant qu'assistant.<ref>Actes 13:5.</ref> Barnabas et Paul arrivèrent à Jérusalem pour apporter l'aumône des chrétiens d'Antioche aux chrétiens de Judée pendant la famine de ap. <small>J</small>.<small>C</small>. 45. Ils avaient besoin d'un assistant, et c'est probablement Barnabas qui a choisi son jeune cousin ou neveu Marc.<ref>Actes 12:25 ; Col. 4:10.</ref>
The Acts of the Apostles records that John Mark was taken by Barnabas and [[Saint Paul|Paul]] on their first missionary journey as an assistant.<ref>Acts 13:5.</ref> Barnabas and Paul arrived at Jerusalem to bring alms from the Christians in Antioch to the Christians in Judea during the famine of <small>A</small>.<small>D</small>. 45. They needed an assistant, and it is likely that it was Barnabas who chose his young cousin or nephew Mark.<ref>Acts 12:25; Col. 4:10.</ref>
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Nous lisons que Paul aurait demandé à Timothée de lui amener Marc « car il m'est très utile pour me servir ».<ref>2 Tim. 4:11.</ref> Jean Marc était à la fois enseignant et secrétaire de voyage. À Pergé, en Pamphylie, alors qu'ils s'apprêtaient à entamer la partie la plus ardue de leur mission, Marc quitta les apôtres et, pour une raison inconnue, retourna à Jérusalem, auprès de sa mère et de sa famille.<ref>Actes 13:13.</ref>
We read of the occasion when Paul is represented as instructing Timothy to bring him Mark “for he is very useful in serving me.<ref>2 Tim. 4:11.</ref> John Mark acted as a teacher as well as a travel secretary. At Perga in Pamphylia, when they were about to enter upon the more arduous part of their mission, Mark left the apostles, and for some unexplained reason, returned to Jerusalem—to his mother and his home.<ref>Acts 13:13.</ref>
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Dans <small>A</small>.<small>D</small>. 51, Barnabas et Paul décidèrent d'entreprendre un deuxième voyage missionnaire. À cette occasion, Paul refusa catégoriquement de s'associer à nouveau avec celui qui « s'était séparé d'eux en Pamphylie et ne les avait pas accompagnés dans leur travail ». La question a donné lieu à une « vive dispute » qui a entraîné la séparation de Paul et de son vieil ami Barnabas qui, emmenant Marc avec lui, est retourné à Chypre tandis que Paul poursuivait son chemin à travers la Syrie et la Cilicie.<ref>Actes 15:36-39.</ref>
In <small>A</small>.<small>D</small>. 51, Barnabas and Paul resolved to set out on a second missionary journey. On this occasion, Paul resolutely declined to associate himself again with one who “departed from them from Pamphylia, and went not with them to the work.” The issue was a “sharp contention” which resulted in the separation of Paul from his old friend Barnabas who, taking Mark with him, returned to Cyprus while Paul proceeded through Syria and Cilicia.<ref>Acts 15:36–39.</ref>
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Quelle que soit la cause de l'apparente hésitation de Marc, elle n'a pas conduit à une séparation définitive entre lui et Paul. Moins de dix ans plus tard, Marc a partagé l'emprisonnement de Paul à Rome, ap. <small>J</small>.<small>C</small>. 61-63, et il est reconnu par Paul comme l'un de ses rares « compagnons d'œuvre pour le royaume de Dieu » qui lui ont été d'un grand réconfort pendant son emprisonnement. <ref>Col. 4:10-11 ; Phil. 24.</ref>
Whatever the cause of Mark’s apparent vacillation, it did not lead to a final separation between him and Paul. Less than ten years later, Mark shared Paul’s imprisonment in Rome, <small>A</small>.<small>D</small>. 61–63, and he is acknowledged by Paul as one of his few “fellowlabourers unto the kingdom of God” who had been a comfort to him during his imprisonment.<ref>Col. 4:10–11; Phil. 24.</ref>
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[[File:Giorgio Vasari, Saint Mark, 1570-1571, NGA 159063.jpg|thumb|upright|<span lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">''Saint Mark'', Giorgio Vasari</span>]]
[[File:Giorgio Vasari, Saint Mark, 1570-1571, NGA 159063.jpg|thumb|upright|''Saint Marc'', Giorgio Vasari]]


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<span id="Later_life"></span>
== Later life ==
== La dernière partie de la vie ==
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
La tradition ecclésiastique affirme que saint Marc s'est rendu en Égypte, où il a fondé l'église d'Alexandrie et en est devenu le premier évêque.<ref>L'une des raisons pour lesquelles Marc s'est rendu en Égypte était qu'il y avait déjà incarné [[Special:MyLanguage/Ikhnaton|Akhenaton]].</ref>  
Ecclesiastical tradition affirms that Saint Mark visited Egypt, founded the church at Alexandria, and became its first bishop.<ref>One reason for Mark coming to Egypt was his earlier embodiment there as [[Ikhnaton]].</ref>
</div>  


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Butler's ''Lives of the Saints (Vies des saints)'' rapporte :
Butler’s ''Lives of the Saints'' records:
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<blockquote>
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The heathens [in Alexandria] called him a magician, on account of his miracles, and resolved upon his death.... At last, on the pagan feast of the idol Serapis, some that were employed to discover the holy man found him offering to God the prayer of the oblation, or the mass. Overjoyed to find him in their power, they seized him, tied his feet with cords, and dragged him about the streets, crying out, that the ox must be led to Bucoles, a place near the sea, full of rocks and precipices, where probably oxen were fed. This happened on Sunday, the twenty-fourth of April, 68, of Nero, the fourteenth, about three years after the death of SS Peter and Paul.
Les païens [d'Alexandrie] le traitèrent de magicien à cause de ses miracles et décidèrent de le mettre à mort... Finalement, lors de la fête païenne de l'idole Sérapis, certains de ceux qui avaient été chargés de retrouver le saint homme le trouvèrent en train d'offrir à Dieu la prière de l'oblation, ou la messe. Ravis de le trouver en leur pouvoir, ils se saisirent de lui, lui lièrent les pieds avec des cordes et le traînèrent dans les rues en criant que le bœuf devait être conduit à Bucoles, un endroit près de la mer, plein de rochers et de précipices, où l'on nourrissait probablement les bœufs. Cela se passa le dimanche 24 avril 68, sous Néron, le quatorzième, environ trois ans après la mort des saints Pierre et Paul.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Le saint fut ainsi traîné toute la journée, maculant les pierres de son sang et laissant le sol jonché de morceaux de sa chair ; pendant tout ce temps, il ne cessa de louer et de remercier Dieu pour ses souffrances. La nuit, il fut jeté en prison, où Dieu le réconforta par deux visions... Le lendemain, les infidèles le traînèrent, comme auparavant, jusqu'à ce qu'il expire heureusement le 25 avril. Les chrétiens rassemblèrent les restes de son corps mutilé et les enterrèrent à Bucoles, où ils se réunissaient ensuite habituellement pour prier.<ref>Alban Butler, ''Lives of the Saints (La vie des saints)'' (Burns and Oates, 1899), 4:317.</ref>
The saint was thus dragged the whole day, staining the stones with his blood, and leaving the ground strewed with pieces of his flesh; all the while he ceased not to praise and thank God for his sufferings. At night he was thrown into prison, in which God comforted him by two visions.... The next day the infidels dragged him, as before, till he happily expired on the twenty-fifth of April. The Christians gathered up the remains of his mangled body, and buried them at Bucoles, where they afterward usually assembled for prayer.<ref>Alban Butler, ''Lives of the Saints'' (Burns and Oates, 1899), 4:317.</ref>
</blockquote>
</blockquote>
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Alors que nous nous souvenons du lion de Saint Marc et que nous étudions son livre, apprenons à remercier Dieu et à le louer pour des souffrances moins grandes que celles-ci. Prions pour être capables de tout supporter dans le véritable esprit du Christ, comme l'ont toujours fait les saints et les martyrs. Nous devons louer et remercier Dieu pour les épreuves qu'il impose à notre âme dès qu'elles surviennent. Cela doit devenir une habitude. C'est l'habitude de Léon, le lion, la gratitude envers Dieu qui vient du cœur, la reconnaissance d'être mis à l'épreuve et fortifiés.
As we remember the lion of Saint Mark and as we study his book, let us learn to thank God and praise him for sufferings less than these. Let us pray that we will be able to bear all things in the true spirit of Christ, as the saints and the martyrs have always done. We need to praise and thank God for his testings of our soul immediately—right when they happen. It needs to be a habit. And it’s a habit of Leo, the lion, God-gratitude of the heart, gratefulness that we are tried and strengthened.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Dieu doit nous fortifier. Il ne peut pas nous laisser dans un état où tout est fait pour nous, où tout fonctionne parfaitement. Nous deviendrions mous, nous n'aurions plus de muscles, nous n'aurions plus la motivation nécessaire pour trouver des solutions aux défis de la vie. Dieu doit nous laisser dans des situations difficiles afin que nous puissions nous renforcer, de sorte que lorsqu'il voudra nous donner un manteau de Sirius ou de Morya, il saura que nous aurons la force intérieure nécessaire pour être la coordonnée de ce manteau.  
God has to strengthen us. He cannot leave us in a state where everything is done for us, everything works out perfectly. We’ll be flabby, we don’t have any muscles, we won’t have any drive to figure out solutions to the challenges of life. God has to leave us in difficult situations so we can be strengthened, so when he wants to give us a mantle from Sirius or from Morya, he knows that we will have the inner strength to be the coordinate for that mantle.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<span id="The_Gospel_of_Mark"></span>
== The Gospel of Mark ==
== L'Évangile selon Marc ==
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Scofield commente l'Évangile selon Marc :
Scofield comments on the Gospel of Mark:
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Partout, le caractère serviteur du Fils incarné est manifeste. Le verset clé est Marc 10:45 : « Car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir. » Le mot caractéristique de cet évangile est « aussitôt », un mot de serviteur. Il n'y a pas de généalogie, car qui donne la généalogie d'un serviteur ?<ref>''The Scofield Reference Bible (La Bible de référence Scofield)'' (New York : Oxford University Press, 1945), p. 1045.</ref></blockquote>
<blockquote>Everywhere the servant character of the incarnate Son is manifest. The key verse is Mark 10:45: “For even the Son of man came not to be ministered unto, but to minister.” The characteristic word of this gospel is “straightway,a servant’s word. There is no genealogy, for who gives the genealogy of a servant?<ref>''The Scofield Reference Bible'' (New York: Oxford university Press, 1945), p. 1045.</ref></blockquote>
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Alors que Matthieu et Luc incluent tous deux une généalogie, Marc ne considère pas que la lignée humaine et la descendance de Jésus-Christ soient importantes. Il ne cherche pas à prouver que Jésus est Dieu Tout-Puissant incarné, et s'il cherchait à le prouver, il serait suffisamment sensé pour savoir qu'on ne le prouve pas par la généalogie humaine. Contrairement à l'Évangile selon Matthieu, l'Évangile selon Marc commence par la venue de [[Special:MyLanguage/John the Baptist|Jean-Baptiste]] devant Jésus, puis par le baptême de Jésus. Et avant même d'avoir terminé le premier chapitre, vous vous retrouvez avec Jésus dans le désert, tenté par le diable. Marc commence par la mission. Il laisse aux autres le soin de raconter sa naissance à Bethléem et ses premières années.
Whereas Matthew and Luke both include a genealogy, Mark does not consider that the human lineage and descent of Jesus Christ is important. He is not trying to prove that Jesus is Almighty God incarnate, and if he is trying to prove it, he has sense enough to know that you don’t prove it by human genealogy. The Book of Mark, contrasting the Book of Matthew, begins with the going before the face of Jesus of [[John the Baptist]], then the baptism of Jesus. And before you are through the first chapter, you are with Jesus in the wilderness being tempted of the Devil. Mark begins with the mission. He leaves to others to account for his birth in Bethlehem and his early years.
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
La plus ancienne déclaration concernant l'Évangile qui existe à propos de Marc provient de Papias vers 140 ap. <small>J</small>.<small>C</small> :
The earliest statement about the Gospel that is in existence concerning Mark comes from Papias around 140 <small>A</small>.<small>D</small>:
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Marc, qui devint l'interprète de Pierre, nota avec précision, mais sans suivre l'ordre chronologique, tout ce dont il se souvenait des paroles et des actes du Seigneur. Car il n'avait ni entendu le Seigneur ni fait partie de ses disciples, mais par la suite, comme je l'ai dit, il suivit Pierre, qui composait ses discours en fonction des besoins [de ses auditeurs], mais pas comme s'il composait un récit systématique des paroles du Seigneur. Marc n'a donc rien fait de mal en écrivant certaines choses telles qu'il s'en souvenait ; car il a pris soin de ne rien omettre de ce qu'il avait entendu et de ne mentionner aucun mensonge. <ref> ''Interpreter's Dictionary of the Bible'', « Mark, Gospel of », 3:267.</ref></blockquote>
<blockquote>Mark, who became Peter’s interpreter, wrote accurately, though not in order, all that he remembered of the things said and done by the Lord. For he had neither heard the Lord nor been one of his followers, but afterward, as I said, he had followed Peter, who used to compose his discourses with a view to the needs [of his hearers], but not as if he were composing a systematic account of the Lord’s sayings. So Mark did nothing blameworthy in thus writing some things just as he remembered them; for he was careful of this one thing, to omit none of the things he had heard and to state no untruth therein.<ref>''Interpreter’s Dictionary of the Bible'', s.v. “Mark, Gospel of,3:267.</ref></blockquote>
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Pendant plusieurs siècles, l'Évangile selon saint Marc a été considéré comme un simple résumé de celui de Matthieu, ce qui lui a valu d'être le moins apprécié et le moins lu. Il est aujourd'hui largement reconnu comme le plus ancien des Évangiles synoptiques. L'Interpreter's Dictionnaire de l'interprète de la Bible avance les arguments suivants pour étayer cette position :
The Gospel according to Saint Mark was, for many centuries, thought to be merely an abridgment of Matthew—and so tended to be the least valued and least read. It is now widely recognized as the earliest of the Synoptic Gospels. ''The Interpreter’s Dictionary of the Bible'' gives the following arguments in support of this position:
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<blockquote>
<blockquote>
(a) The substance of over ninety per cent of Mark’s verses is contained in Matthew, the substance of over fifty per cent in Luke.
(a) Plus de 90 % du contenu des versets de Marc se retrouve dans Matthieu, et plus de 50 % dans Luc.
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
(b) Lorsque le même sujet est abordé dans les trois évangiles synoptiques, généralement plus de la moitié des paroles de Marc se retrouvent soit dans Matthieu et Luc, soit dans l'un des deux...
(b) Where the same matter is contained in all three Synoptic gospels, usually more than half Mark’s actual words are to be found either in both Matthew and Luke or in one of them...
(c) L'ordre dans lequel les éléments sont présentés dans Marc est généralement suivi par Matthieu et Luc...
(c) The order in which the material is arranged in Mark is usually followed by both Matthew and Luke....
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
(d) Souvent, lorsque Matthieu et/ou Luc et Marc diffèrent dans leur langage, celui des [autres évangélistes] est soit grammaticalement, soit stylistiquement plus fluide et plus correct que celui de Marc.  
(d) Often where Matthew and/or Luke and Mark differ in language, the language of [the other evangelists] is either grammatically or stylistically smoother and more correct than that of Mark.
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
(e) À d'autres occasions, certains passages de Marc qui pourraient dérouter ou choquer sont soit absents, soit présentés sous une forme moins tranchante dans Matthieu ou Luc...  
(e) On other occasions something in Mark which could perplex or offend is either absent from, or appears in a less sharp form in, Matthew or Luke....
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
La déclaration selon laquelle Jésus « commença à être profondément troublé et angoissé » (Marc 14:33) est plus modérée dans Matthieu 26:37 ... et complètement omise dans Luc ; l'image de l'échec des trois disciples à veiller avec Jésus à Gethsémani est considérablement adoucie par l'ajout des mots « à cause de la tristesse » dans Luc 22:45 ; dans Marc 14:71 ... Pierre aurait commencé « à invoquer une malédiction sur lui-même et à jurer : « Je ne connais pas cet homme... », mais Luc utilise une formulation beaucoup moins offensive : « Je ne sais pas ce que tu dis » (Luc 22:60)....
The statement that Jesus “began to be greatly distressed and troubled” (Mark 14:33) is softer in Matthew 26:37 ... and omitted altogether in Luke; the picture of the three disciples’ failure to watch with Jesus in Gethsemane is considerably softened by the addition of the words “for sorrow” in Luke 22:45; in Mark 14:71 ... Peter is said to have begun “to invoke a curse on himself and to swear, ‘I do not know this man...,’” but Luke has the much less offensive “Man, I do not know what you are saying” (Luke 22:60)....
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
(f) Dans Marc, la manière dont les disciples s'adressaient à Jésus avant la résurrection (en l'appelant « Maître » ou « Rabbi ») est fidèlement reflétée, tandis que Matthieu et Luc le représentent souvent sous le titre de « Seigneur », reflétant ainsi l'usage postérieur à la résurrection de l'Église...
(f) In Mark the disciples’ pre-Resurrection mode of addressing Jesus (as “Teacher,” “Rabbi”) is faithfully reflected, whereas Matthew and Luke often represent him as addressed by the title “Lord,” thus reflecting the post-Resurrection usage of the church....
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Si Marc est donc le plus ancien des évangiles, son importance particulière en tant que source principale d'informations sur le ministère de Jésus est évidente.<ref> ''Interpreter’s Dictionary of the Bible, « Mark, Gospel of », 3:269, 271.</ref>
If Mark, then, is the earliest of the gospels, its special importance as our primary source of information about the ministry of Jesus is obvious.<ref>''Interpreter’s Dictionary of the Bible'', s.v. “Mark, Gospel of,3:269, 271.</ref>
</blockquote>
</blockquote>
</div>


[[File:Letter of Clement to Theodore.jpg|thumb|<span lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">Letter of Clement of Alexandria to Theodore, where he quotes from the Secret Gospel of Mark</span>]]
[[File:Letter of Clement to Theodore.jpg|thumb|Lettre de Clément d'Alexandrie à Théodore, dans laquelle il cite l'Évangile secret de Marc]]


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<span id="The_Secret_Gospel_of_Mark"></span>
== The Secret Gospel of Mark ==
== L'Évangile secret de Marc ==
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
En 1958, Morton Smith découvrit à Mar Saba, un monastère orthodoxe grec situé dans le désert de Judée, un fragment d'une lettre jusqu'alors inconnue du Père de l'Église Clément d'Alexandrie, datant du IIe siècle, qui révèle que Marc a écrit un évangile secret :  
In 1958, Morton Smith discovered at Mar Saba, a Greek Orthodox monastery in the Judean desert, a fragment of a previously unknown letter of the second-century Church Father Clement of Alexandria, which reveals that Mark wrote a secret Gospel:
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<blockquote>Marc, alors, pendant le séjour de Pierre à Rome ... écrivit [un récit des] actions du Seigneur, sans toutefois les déclarer toutes, ni faire allusion aux [actions] secrètes, mais en sélectionnant celles qu'il jugeait les plus utiles pour renforcer la foi de ceux qui étaient instruits. Mais lorsque Pierre mourut en martyr, Marc vint à Alexandrie, apportant avec lui ses propres notes et celles de Pierre, à partir desquelles il transféra dans son ancien livre les éléments propices à la progression vers la connaissance [gnosis]. [Ainsi], il composa un évangile plus spirituel à l'usage de ceux qui étaient en voie de perfectionnement. Néanmoins, il ne divulga pas les choses qui ne devaient pas être dites, et il ne nota pas non plus les choses hiérophantiques<ref>Hiérophantique [du grec « hieros », puissant, surnaturel, saint, sacré + ''phantes'', de ''phainein'', mettre en lumière, révéler, montrer, faire connaître] : relatif à, ou ressemblant à un hiérophante, qui dans l'Antiquité était un interprète officiel des mystères sacrés ou des cérémonies religieuses, en particulier dans la Grèce antique. </ref> du Seigneur, mais il ajouta aux récits déjà écrits d'autres récits et, de plus, introduisit certaines paroles dont il savait que l'interprétation, en tant que ''mystagogue''<ref>« Mystagogue » : celui qui initie un autre à un culte mystérieux</ref>, conduirait les auditeurs dans le sanctuaire le plus intime de cette vérité cachée par sept [voiles]. Ainsi, en résumé, il a préparé les choses à l'avance, ni à contrecœur ni imprudemment, à mon avis, et, à sa mort, il a laissé son ouvrage à l'église d'Alexandrie, où il est encore aujourd'hui conservé avec le plus grand soin, et n'est lu qu'à ceux qui sont initiés aux grands mystères. <ref>Morton Smith, ''The Secret Gospel: The Discovery and Interpretation of the Secret Gospel According to Mark (L'Évangile secret : découverte et interprétation de l'Évangile secret selon Marc)'' (Dawn Horse Press, 1982), p. 15. Remarque : les mots entre parenthèses ont été ajoutés par Smith pour plus de clarté. </ref></blockquote>
<blockquote>Mark, then, during Peter’s stay in Rome ... wrote [an account of] the Lord’s doings, not, however, declaring all [of them], nor yet hinting at the secret [ones], but selecting those he thought most useful for increasing the faith of those who were being instructed. But when Peter died as a martyr, Mark came over to Alexandria, bringing both his own notes and those of Peter, from which he transferred to his former book the things suitable to whatever makes for progress toward knowledge [gnosis]. [Thus] he composed a more spiritual Gospel for the use of those who were being perfected. Nevertheless, he yet did not divulge the things not to be uttered, nor did he write down the hierophantic<ref>Hierophantic [from Greek ''hieros'', powerful, supernatural, holy, sacred + ''phantes'', from ''phainein'', to bring to light, reveal, show, make known]: of, relating to, or resembling a hierophant, who in antiquity was an official expounder of sacred mysteries or religious ceremonies, esp. in ancient Greece.</ref> teaching of the Lord, but to the stories already written he added yet others and, moreover, brought in certain sayings of which he knew the interpretation would, as a mystagogue,<ref>''Mystagogue'': one who initiates another into a mystery cult</ref> lead the hearers into the innermost sanctuary of that truth hidden by seven [veils]. Thus, in sum, he prearranged matters, neither grudgingly nor incautiously, in my opinion, and, dying, he left his composition to the church in Alexandria, where it even yet is most carefully guarded, being read only to those who are being initiated into the great mysteries.<ref>Morton Smith, ''The Secret Gospel: The Discovery and Interpretation of the Secret Gospel According to Mark'' (Dawn Horse Press, 1982), p. 15. Note: Words in brackets were added in by Smith for clarity.</ref></blockquote>
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Smith et d'autres chercheurs ont analysé le fragment de la lettre de Clément et la majorité d'entre eux ont convenu qu'il avait bien été écrit par le Père de l'Église. Smith a ensuite conclu, à partir d'une étude stylistique, que le Marc secret n'appartenait pas à la famille des apocryphes du Nouveau Testament composés à la fin du IIe siècle et après, mais qu'il avait été écrit au moins dès av. <small>J</small>.<small>C</small>. 100-120. <ref>Ibid., p. 40.</ref> De plus, à partir d'autres indices, Smith avance des arguments convaincants pour affirmer qu'il a été écrit encore plus tôt — à peu près à la même époque que l'Évangile de Marc.<ref>Ibid., p. 61.</ref>   
Smith and other scholars analyzed the fragment of Clement’s letter and the majority agreed it had in fact been written by the Church Father. Smith then concluded from stylistic study that secret Mark did not belong to the family of New Testament apocrypha composed during and after the late second century, but that it had been written at least as early as <small>A</small>.<small>D</small>. 100–120.<ref>Ibid., p. 40.</ref> Furthermore, from other clues Smith makes a good case for it having been written even earlier—around the same time as the Gospel of Mark.<ref>Ibid., p. 61.</ref>
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<span id="The_significance_of_Secret_Mark"></span>
=== The significance of Secret Mark ===
=== La signification de Secret Mark ===
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Plus important encore, ce fragment révèle davantage sur les pratiques secrètes de Jésus. Il contient une variante de l'histoire de Lazare, qui jusqu'alors ne figurait que dans l'Évangile selon Jean.<ref>Jean 11:1-44.</ref> Le Marc secret raconte qu'après la résurrection du personnage de Lazare (le fragment de Clément ne le nomme pas), le jeune homme,   
Most significantly, the fragment reveals more about Jesus’ secret practices. It contains a variant of the Lazarus story, which theretofore was found only in the Book of John.<ref>John 11:1–44.</ref> Secret Mark says that after the resurrection of the Lazarus figure (Clement’s fragment leaves him nameless), the youth,
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<blockquote>Le regardant [Jésus], il l'aima et a commencé à le supplier de le laisser rester avec lui. Et sortant du tombeau, ils sont entrés dans la maison du jeune homme, car il était riche. Six jours plus tard, Jésus lui dit ce qu'il devait faire et, le soir venu, le jeune homme vint vers lui, vêtu d'un linge de lin sur [son] corps nu. Et il resta avec lui cette nuit-là, car Jésus lui enseigna le mystère du royaume de Dieu.<ref>Smith, ''The Secret Gospel (L'Évangile secret)'', pp. 16-17.</ref></blockquote>
<blockquote>looking upon him [Jesus], loved him, and began to beseech him that he might be with him. And going out of the tomb they came into the house of the youth, for he was rich. And after six days Jesus told him what to do and in the evening the youth comes to him, wearing a linen cloth over [his] naked [body]. And he remained with him that night, for Jesus taught him the mystery of the kingdom of God.<ref>Smith, ''The Secret Gospel'', pp. 16–17.</ref></blockquote>
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Cette histoire, associée à l'existence même d'un évangile secret, renforce les preuves de l'existence d'enseignements secrets et de rites initiatiques. La référence de Clément à Marc ayant combiné ses notes avec « celles de Pierre » soutient la théorie selon laquelle les disciples immédiats de Jésus étaient lettrés et conservaient une trace des enseignements de leur Seigneur — voire un journal historique.   
This story, coupled with the very existence of a secret Gospel, strengthens the evidence for secret teachings and initiatic rites. Clement’s reference to Mark having combined his notes with “those of Peter” supports the theory that the immediate followers of Jesus were literate and kept a record of their Lord’s teachings—if not a historical diary.
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Secret Mark jette un autre éclairage sur le canon officiel. Les Évangiles eux-mêmes pourraient-ils être les enseignements « exotériques », destinés à ceux qui étaient « en dehors », comme le voulaient leurs auteurs dès le départ ? Clément nous dit que l'Évangile secret de Marc était destiné à ceux « qui étaient en voie de perfection », c'est-à-dire, dans le langage de Paul, « nous parlons de sagesse parmi ceux qui sont parfaits » — les initiés.
Secret Mark casts the official canon in another light. Could the Gospels themselves be the “exoteric” teachings, for those who were “without,” so intended by their authors from the start? Clement tells us that Mark’s secret Gospel was for those “who were being perfected,” i.e., in the language of Paul—“we speak wisdom among them that are perfect”—initiated.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<span id="Jesus’_secret_teachings"></span>
=== Jesus’ secret teachings ===
=== Les enseignements secrets de Jésus ===
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L'histoire de Lazare n'apparaît dans le Nouveau Testament que dans l'Évangile selon Jean. Il a toujours semblé étrange qu'un seul des Évangiles relate ce miracle très important accompli par Jésus, à savoir la résurrection d'un mort. Ce fragment tiré du Secret Marc non seulement corrobore le miracle de Lazare, mais explique également une partie de l'Évangile selon Marc qui a déconcerté les érudits pendant des siècles.  
The Lazarus story appears in the New Testament only in the Book of John. It had always seemed strange that only one of the Gospels should record this most important miracle by Jesus—the raising of the dead. This fragment from Secret Mark not only provides reinforcement for the Lazarus miracle but also explains a portion of the Gospel of Mark which has baffled scholars for centuries.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Au moment de l'arrestation de Jésus sur le mont des Oliviers, Marc rapporte les versets suivants :  
At the point of Jesus’ arrest on the Mount of Olives, Mark gives the following verses:
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<blockquote>
<blockquote>
And there followed him a certain young man, having a linen cloth cast about his naked body; and the young men laid hold on him:
Et un jeune homme le suivait, ayant un drap de lin jeté sur son corps nu ; et les jeunes hommes se saisirent de lui.
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Mais il lâcha son vêtement, et se sauva tout nu<ref>Marc 14:51-52.</ref>
And he left the linen cloth, and fled from them naked.<ref>Mark 14:51–52.</ref>
</blockquote>
</blockquote>
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Smith estime que Jésus baptisait le jeune homme selon un rite similaire à celui qu'il avait administré à Lazare dans l'évangile secret après l'avoir ressuscité d'entre les morts. Les circonstances sont les mêmes, dit-il : vêtements similaires, rencontre nocturne, et le ruisseau au pied du mont des Oliviers aurait pu fournir l'eau. <ref>Smith, « The Secret Gospel », p. 15.</ref> Cela semble être la meilleure explication à ce jour de la présence du jeune homme vêtu de manière particulière lors de l'arrestation de Jésus.
Smith reasons that Jesus was baptizing the young man in a rite similar to that which he administered to the Lazarus figure in the secret gospel after he had raised him from the dead. The circumstances are the same, he says—similar attire, nocturnal meeting—and the stream at the foot of the Mount of Olives could have provided the water.<ref>Smith, ''The Secret Gospel'', p. 15.</ref> This seems the best explanation yet for the presence of the peculiarly attired young man at Jesus’ arrest.
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<span id="See_also"></span>
== See also ==
== Voir aussi ==
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[[Special:MyLanguage/Lanello|Lanello]]
[[Lanello]]
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== Sources ==
== Sources ==
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Elizabeth Clare Prophet, 17 juin 1981.
Elizabeth Clare Prophet, June 17, 1981.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
{{MTR}}, “Lanello” (''Les maîtres et leurs retraites)'', "Lanello".
{{MTR}}, s.v. “Lanello.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
{{LTJ}} (''Enseignements perdus de Jésus : Textes manquants - Karma et réincarnation)'', pp. xlvii–xlix.
{{LTJ}}, pp. xlvii–xlix.
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
{{LTK}} (''Enseignements perdus sur les clés du progrès spirituel)'', pp. 19–21.
{{LTK}}, pp. 19–21.
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[[category:Christian saints{{#translation:}}]]
[[category:Christian saints{{#translation:}}]]
<references />
<references />

Latest revision as of 14:33, 23 January 2026

Other languages:
Saint Mark, by Il Pordenone (c. 1535)

Marc l'évangéliste était une incarnation antérieure de Marc L. Prophet, aujourd'hui le maître ascensionné Lanello.

[Cette page a été traduit par Deepl./Google Translator et doit donc être révisé.]

Marc est connu comme l'auteur probable du deuxième évangile, l'« Évangile des actes », d'où vient le symbole de Marc l'évangéliste sous la forme d'un lion ailé, la deuxième « créature vivante » vue par Ézéchiel dans sa vision de la gloire.[1]

Élevé dans la tradition essénienne, il reçut une excellente éducation et fut choisi comme disciple principal et secrétaire de Pierre. Il fut ensuite envoyé à Antioche pour assister Paul. Il devint un expert des mystères les plus profonds du christianisme et fonda l'Église d'Alexandrie, où il fut plus tard martyrisé.

La Cène, Jean-Baptiste de Champaigne (c. 1678).
Mark est représenté à gauche, servant à table..

Le récit biblique

Jean était son nom juif ; Marc, ou Marcus, était son nom romain, conformément à la coutume des Juifs hellénistiques de cette époque. Jean signifie « Dieu est miséricordieux », c'est-à-dire « Sur ce lieu, sur ce serviteur, la grâce ou la lumière de Yahweh descend » ; Marcus vient du latin et signifie « grand marteau »

E. P. Blair écrit à propos du parcours de Mark :

Lorsque nous rencontrons Jean Marc pour la première fois, il vit à Jérusalem, apparemment dans la maison de sa mère, Marie. [2] Elle semble avoir été une veuve aisée, dans la mesure où elle est décrite dans les Actes comme la propriétaire d'une maison suffisamment spacieuse pour accueillir un grand rassemblement chrétien et comme ayant les services d'une servante. Il a été suggéré que la Cène a eu lieu chez elle et que Jean, alors enfant, a peut-être été témoin de certains des derniers événements de la vie de Jésus.

On suppose également que le jeune homme qui s'est enfui nu dans le jardin de Gethsémani[3] était Jean Marc. [4]

Lorsque le garde tenta de l'arrêter, il s'enfuit en laissant seulement son vêtement, un linge de lin, entre les mains du soldat.

Dans les Actes des Apôtres

Marie semble avoir été très proche de saint Pierre, car c'est chez elle qu'il s'est rendu après avoir été libéré de prison.[5] Ce fait pourrait expliquer la relation étroite entre Marc et Pierre. Dans la première épître de Pierre, Marc est qualifié de « fils » de Pierre[6], ce qui témoigne de la relation étroite qui existait entre Pierre et Marc.

Les Actes des Apôtres rapportent que Jean Marc fut emmené par Barnabas et Saint Paul lors de leur premier voyage missionnaire en tant qu'assistant.[7] Barnabas et Paul arrivèrent à Jérusalem pour apporter l'aumône des chrétiens d'Antioche aux chrétiens de Judée pendant la famine de ap. J.C. 45. Ils avaient besoin d'un assistant, et c'est probablement Barnabas qui a choisi son jeune cousin ou neveu Marc.[8]

Nous lisons que Paul aurait demandé à Timothée de lui amener Marc « car il m'est très utile pour me servir ».[9] Jean Marc était à la fois enseignant et secrétaire de voyage. À Pergé, en Pamphylie, alors qu'ils s'apprêtaient à entamer la partie la plus ardue de leur mission, Marc quitta les apôtres et, pour une raison inconnue, retourna à Jérusalem, auprès de sa mère et de sa famille.[10]

Dans A.D. 51, Barnabas et Paul décidèrent d'entreprendre un deuxième voyage missionnaire. À cette occasion, Paul refusa catégoriquement de s'associer à nouveau avec celui qui « s'était séparé d'eux en Pamphylie et ne les avait pas accompagnés dans leur travail ». La question a donné lieu à une « vive dispute » qui a entraîné la séparation de Paul et de son vieil ami Barnabas qui, emmenant Marc avec lui, est retourné à Chypre tandis que Paul poursuivait son chemin à travers la Syrie et la Cilicie.[11]

Quelle que soit la cause de l'apparente hésitation de Marc, elle n'a pas conduit à une séparation définitive entre lui et Paul. Moins de dix ans plus tard, Marc a partagé l'emprisonnement de Paul à Rome, ap. J.C. 61-63, et il est reconnu par Paul comme l'un de ses rares « compagnons d'œuvre pour le royaume de Dieu » qui lui ont été d'un grand réconfort pendant son emprisonnement. [12]

Saint Marc, Giorgio Vasari

La dernière partie de la vie

La tradition ecclésiastique affirme que saint Marc s'est rendu en Égypte, où il a fondé l'église d'Alexandrie et en est devenu le premier évêque.[13]

Butler's Lives of the Saints (Vies des saints) rapporte :

Les païens [d'Alexandrie] le traitèrent de magicien à cause de ses miracles et décidèrent de le mettre à mort... Finalement, lors de la fête païenne de l'idole Sérapis, certains de ceux qui avaient été chargés de retrouver le saint homme le trouvèrent en train d'offrir à Dieu la prière de l'oblation, ou la messe. Ravis de le trouver en leur pouvoir, ils se saisirent de lui, lui lièrent les pieds avec des cordes et le traînèrent dans les rues en criant que le bœuf devait être conduit à Bucoles, un endroit près de la mer, plein de rochers et de précipices, où l'on nourrissait probablement les bœufs. Cela se passa le dimanche 24 avril 68, sous Néron, le quatorzième, environ trois ans après la mort des saints Pierre et Paul.

Le saint fut ainsi traîné toute la journée, maculant les pierres de son sang et laissant le sol jonché de morceaux de sa chair ; pendant tout ce temps, il ne cessa de louer et de remercier Dieu pour ses souffrances. La nuit, il fut jeté en prison, où Dieu le réconforta par deux visions... Le lendemain, les infidèles le traînèrent, comme auparavant, jusqu'à ce qu'il expire heureusement le 25 avril. Les chrétiens rassemblèrent les restes de son corps mutilé et les enterrèrent à Bucoles, où ils se réunissaient ensuite habituellement pour prier.[14]

Alors que nous nous souvenons du lion de Saint Marc et que nous étudions son livre, apprenons à remercier Dieu et à le louer pour des souffrances moins grandes que celles-ci. Prions pour être capables de tout supporter dans le véritable esprit du Christ, comme l'ont toujours fait les saints et les martyrs. Nous devons louer et remercier Dieu pour les épreuves qu'il impose à notre âme dès qu'elles surviennent. Cela doit devenir une habitude. C'est l'habitude de Léon, le lion, la gratitude envers Dieu qui vient du cœur, la reconnaissance d'être mis à l'épreuve et fortifiés.

Dieu doit nous fortifier. Il ne peut pas nous laisser dans un état où tout est fait pour nous, où tout fonctionne parfaitement. Nous deviendrions mous, nous n'aurions plus de muscles, nous n'aurions plus la motivation nécessaire pour trouver des solutions aux défis de la vie. Dieu doit nous laisser dans des situations difficiles afin que nous puissions nous renforcer, de sorte que lorsqu'il voudra nous donner un manteau de Sirius ou de Morya, il saura que nous aurons la force intérieure nécessaire pour être la coordonnée de ce manteau.

L'Évangile selon Marc

Scofield commente l'Évangile selon Marc :

Partout, le caractère serviteur du Fils incarné est manifeste. Le verset clé est Marc 10:45 : « Car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir. » Le mot caractéristique de cet évangile est « aussitôt », un mot de serviteur. Il n'y a pas de généalogie, car qui donne la généalogie d'un serviteur ?[15]

Alors que Matthieu et Luc incluent tous deux une généalogie, Marc ne considère pas que la lignée humaine et la descendance de Jésus-Christ soient importantes. Il ne cherche pas à prouver que Jésus est Dieu Tout-Puissant incarné, et s'il cherchait à le prouver, il serait suffisamment sensé pour savoir qu'on ne le prouve pas par la généalogie humaine. Contrairement à l'Évangile selon Matthieu, l'Évangile selon Marc commence par la venue de Jean-Baptiste devant Jésus, puis par le baptême de Jésus. Et avant même d'avoir terminé le premier chapitre, vous vous retrouvez avec Jésus dans le désert, tenté par le diable. Marc commence par la mission. Il laisse aux autres le soin de raconter sa naissance à Bethléem et ses premières années.

La plus ancienne déclaration concernant l'Évangile qui existe à propos de Marc provient de Papias vers 140 ap. J.C :

Marc, qui devint l'interprète de Pierre, nota avec précision, mais sans suivre l'ordre chronologique, tout ce dont il se souvenait des paroles et des actes du Seigneur. Car il n'avait ni entendu le Seigneur ni fait partie de ses disciples, mais par la suite, comme je l'ai dit, il suivit Pierre, qui composait ses discours en fonction des besoins [de ses auditeurs], mais pas comme s'il composait un récit systématique des paroles du Seigneur. Marc n'a donc rien fait de mal en écrivant certaines choses telles qu'il s'en souvenait ; car il a pris soin de ne rien omettre de ce qu'il avait entendu et de ne mentionner aucun mensonge. [16]

Pendant plusieurs siècles, l'Évangile selon saint Marc a été considéré comme un simple résumé de celui de Matthieu, ce qui lui a valu d'être le moins apprécié et le moins lu. Il est aujourd'hui largement reconnu comme le plus ancien des Évangiles synoptiques. L'Interpreter's Dictionnaire de l'interprète de la Bible avance les arguments suivants pour étayer cette position :

(a) Plus de 90 % du contenu des versets de Marc se retrouve dans Matthieu, et plus de 50 % dans Luc.

(b) Lorsque le même sujet est abordé dans les trois évangiles synoptiques, généralement plus de la moitié des paroles de Marc se retrouvent soit dans Matthieu et Luc, soit dans l'un des deux... (c) L'ordre dans lequel les éléments sont présentés dans Marc est généralement suivi par Matthieu et Luc...

(d) Souvent, lorsque Matthieu et/ou Luc et Marc diffèrent dans leur langage, celui des [autres évangélistes] est soit grammaticalement, soit stylistiquement plus fluide et plus correct que celui de Marc.

(e) À d'autres occasions, certains passages de Marc qui pourraient dérouter ou choquer sont soit absents, soit présentés sous une forme moins tranchante dans Matthieu ou Luc...

La déclaration selon laquelle Jésus « commença à être profondément troublé et angoissé » (Marc 14:33) est plus modérée dans Matthieu 26:37 ... et complètement omise dans Luc ; l'image de l'échec des trois disciples à veiller avec Jésus à Gethsémani est considérablement adoucie par l'ajout des mots « à cause de la tristesse » dans Luc 22:45 ; dans Marc 14:71 ... Pierre aurait commencé « à invoquer une malédiction sur lui-même et à jurer : « Je ne connais pas cet homme... », mais Luc utilise une formulation beaucoup moins offensive : « Je ne sais pas ce que tu dis » (Luc 22:60)....

(f) Dans Marc, la manière dont les disciples s'adressaient à Jésus avant la résurrection (en l'appelant « Maître » ou « Rabbi ») est fidèlement reflétée, tandis que Matthieu et Luc le représentent souvent sous le titre de « Seigneur », reflétant ainsi l'usage postérieur à la résurrection de l'Église...

Si Marc est donc le plus ancien des évangiles, son importance particulière en tant que source principale d'informations sur le ministère de Jésus est évidente.[17]

Lettre de Clément d'Alexandrie à Théodore, dans laquelle il cite l'Évangile secret de Marc

L'Évangile secret de Marc

En 1958, Morton Smith découvrit à Mar Saba, un monastère orthodoxe grec situé dans le désert de Judée, un fragment d'une lettre jusqu'alors inconnue du Père de l'Église Clément d'Alexandrie, datant du IIe siècle, qui révèle que Marc a écrit un évangile secret :

Marc, alors, pendant le séjour de Pierre à Rome ... écrivit [un récit des] actions du Seigneur, sans toutefois les déclarer toutes, ni faire allusion aux [actions] secrètes, mais en sélectionnant celles qu'il jugeait les plus utiles pour renforcer la foi de ceux qui étaient instruits. Mais lorsque Pierre mourut en martyr, Marc vint à Alexandrie, apportant avec lui ses propres notes et celles de Pierre, à partir desquelles il transféra dans son ancien livre les éléments propices à la progression vers la connaissance [gnosis]. [Ainsi], il composa un évangile plus spirituel à l'usage de ceux qui étaient en voie de perfectionnement. Néanmoins, il ne divulga pas les choses qui ne devaient pas être dites, et il ne nota pas non plus les choses hiérophantiques[18] du Seigneur, mais il ajouta aux récits déjà écrits d'autres récits et, de plus, introduisit certaines paroles dont il savait que l'interprétation, en tant que mystagogue[19], conduirait les auditeurs dans le sanctuaire le plus intime de cette vérité cachée par sept [voiles]. Ainsi, en résumé, il a préparé les choses à l'avance, ni à contrecœur ni imprudemment, à mon avis, et, à sa mort, il a laissé son ouvrage à l'église d'Alexandrie, où il est encore aujourd'hui conservé avec le plus grand soin, et n'est lu qu'à ceux qui sont initiés aux grands mystères. [20]

Smith et d'autres chercheurs ont analysé le fragment de la lettre de Clément et la majorité d'entre eux ont convenu qu'il avait bien été écrit par le Père de l'Église. Smith a ensuite conclu, à partir d'une étude stylistique, que le Marc secret n'appartenait pas à la famille des apocryphes du Nouveau Testament composés à la fin du IIe siècle et après, mais qu'il avait été écrit au moins dès av. J.C. 100-120. [21] De plus, à partir d'autres indices, Smith avance des arguments convaincants pour affirmer qu'il a été écrit encore plus tôt — à peu près à la même époque que l'Évangile de Marc.[22]

La signification de Secret Mark

Plus important encore, ce fragment révèle davantage sur les pratiques secrètes de Jésus. Il contient une variante de l'histoire de Lazare, qui jusqu'alors ne figurait que dans l'Évangile selon Jean.[23] Le Marc secret raconte qu'après la résurrection du personnage de Lazare (le fragment de Clément ne le nomme pas), le jeune homme,

Le regardant [Jésus], il l'aima et a commencé à le supplier de le laisser rester avec lui. Et sortant du tombeau, ils sont entrés dans la maison du jeune homme, car il était riche. Six jours plus tard, Jésus lui dit ce qu'il devait faire et, le soir venu, le jeune homme vint vers lui, vêtu d'un linge de lin sur [son] corps nu. Et il resta avec lui cette nuit-là, car Jésus lui enseigna le mystère du royaume de Dieu.[24]

Cette histoire, associée à l'existence même d'un évangile secret, renforce les preuves de l'existence d'enseignements secrets et de rites initiatiques. La référence de Clément à Marc ayant combiné ses notes avec « celles de Pierre » soutient la théorie selon laquelle les disciples immédiats de Jésus étaient lettrés et conservaient une trace des enseignements de leur Seigneur — voire un journal historique.

Secret Mark jette un autre éclairage sur le canon officiel. Les Évangiles eux-mêmes pourraient-ils être les enseignements « exotériques », destinés à ceux qui étaient « en dehors », comme le voulaient leurs auteurs dès le départ ? Clément nous dit que l'Évangile secret de Marc était destiné à ceux « qui étaient en voie de perfection », c'est-à-dire, dans le langage de Paul, « nous parlons de sagesse parmi ceux qui sont parfaits » — les initiés.

Les enseignements secrets de Jésus

L'histoire de Lazare n'apparaît dans le Nouveau Testament que dans l'Évangile selon Jean. Il a toujours semblé étrange qu'un seul des Évangiles relate ce miracle très important accompli par Jésus, à savoir la résurrection d'un mort. Ce fragment tiré du Secret Marc non seulement corrobore le miracle de Lazare, mais explique également une partie de l'Évangile selon Marc qui a déconcerté les érudits pendant des siècles.

Au moment de l'arrestation de Jésus sur le mont des Oliviers, Marc rapporte les versets suivants :

Et un jeune homme le suivait, ayant un drap de lin jeté sur son corps nu ; et les jeunes hommes se saisirent de lui.

Mais il lâcha son vêtement, et se sauva tout nu[25]

Smith estime que Jésus baptisait le jeune homme selon un rite similaire à celui qu'il avait administré à Lazare dans l'évangile secret après l'avoir ressuscité d'entre les morts. Les circonstances sont les mêmes, dit-il : vêtements similaires, rencontre nocturne, et le ruisseau au pied du mont des Oliviers aurait pu fournir l'eau. [26] Cela semble être la meilleure explication à ce jour de la présence du jeune homme vêtu de manière particulière lors de l'arrestation de Jésus.

Voir aussi

Lanello

Sources

Elizabeth Clare Prophet, 17 juin 1981.

Mark L. Prophet and Elizabeth Clare Prophet, The Masters and Their Retreats, “Lanello” (Les maîtres et leurs retraites), "Lanello".

Mark L. Prophet and Elizabeth Clare Prophet, Lost Teachings of Jesus: Missing Texts • Karma and Reincarnation (Enseignements perdus de Jésus : Textes manquants - Karma et réincarnation), pp. xlvii–xlix.

Mark L. Prophet and Elizabeth Clare Prophet, Lost Teachings on Keys to Spiritual Progress (Enseignements perdus sur les clés du progrès spirituel), pp. 19–21.

  1. Ézéchiel 1:10.
  2. Actes 12:12, 25.
  3. Marc 14:51-52.
  4. The Interpreter’s Dictionary of the Bible (Dictionnaire biblique de l'interprète) (Nashville, New York : Abingdon Press, 1962), s.v. « Mark, John », 3:277.
  5. Actes 12:12.
  6. 1 Pierre 5:13.
  7. Actes 13:5.
  8. Actes 12:25 ; Col. 4:10.
  9. 2 Tim. 4:11.
  10. Actes 13:13.
  11. Actes 15:36-39.
  12. Col. 4:10-11 ; Phil. 24.
  13. L'une des raisons pour lesquelles Marc s'est rendu en Égypte était qu'il y avait déjà incarné Akhenaton.
  14. Alban Butler, Lives of the Saints (La vie des saints) (Burns and Oates, 1899), 4:317.
  15. The Scofield Reference Bible (La Bible de référence Scofield) (New York : Oxford University Press, 1945), p. 1045.
  16. Interpreter's Dictionary of the Bible, « Mark, Gospel of », 3:267.
  17. Interpreter’s Dictionary of the Bible, « Mark, Gospel of », 3:269, 271.
  18. Hiérophantique [du grec « hieros », puissant, surnaturel, saint, sacré + phantes, de phainein, mettre en lumière, révéler, montrer, faire connaître] : relatif à, ou ressemblant à un hiérophante, qui dans l'Antiquité était un interprète officiel des mystères sacrés ou des cérémonies religieuses, en particulier dans la Grèce antique.
  19. « Mystagogue » : celui qui initie un autre à un culte mystérieux
  20. Morton Smith, The Secret Gospel: The Discovery and Interpretation of the Secret Gospel According to Mark (L'Évangile secret : découverte et interprétation de l'Évangile secret selon Marc) (Dawn Horse Press, 1982), p. 15. Remarque : les mots entre parenthèses ont été ajoutés par Smith pour plus de clarté.
  21. Ibid., p. 40.
  22. Ibid., p. 61.
  23. Jean 11:1-44.
  24. Smith, The Secret Gospel (L'Évangile secret), pp. 16-17.
  25. Marc 14:51-52.
  26. Smith, « The Secret Gospel », p. 15.